les nouveaux copiaus

          Lorsque nous avons eu la proposition d’être en résidence de travail à la Maison Jacques Copeau de Pernand-Vergelesses, l’envie est née de créer des liens entre cette maison et la jeune génération. Nous avons ainsi formulé un projet de territoire.

      jacques-copeau-vers-1917-b.n.-dept-.-des-arts-du-spectacle      « Le territoire » de la maison Jacques Copeau, c’est son historique et son espace d’implantation, Pernand-Vergelesses. C’est aussi une histoire du théâtre qui s’inscrit dans l’Histoire du siècle dernier. Beaucoup d’auteurs de théâtre, de Shakespeare à Hugo ou de Brecht à Vinaver, se sont intéressés à la problématique de la petite histoire – celle des anonymes – dans la grande Histoire – celle de l’humanité – en mêlant les faits historiques et réels à l’intérieur de la fiction dramatique.Ce projet propose de suivre la même démarche en travaillant avec un groupe d’élèves de collège autour de la figure de Jacques Copeau et de sa trupe : les Copiaus. Sans oublier non plus les anonymes qui assistaient, il y a bientôt cent ans, à cette expérience fondatrice de la « décentralisation théâtrale ». Les collégiens seront amenés à découvrir et partager cette mémoire appartenant au patrimoine local et national en utilisant les ressources du théâtre.

            Ainsi…

            « En 1924, Jacques Copeau prend du champ avec la vie artistique parisienne et la direction du théâtre du Vieux Colombier. Il prend du champ, mais c’est surtout au champ qu’il entraîne ses fidèles : jeunes comédiens de sa troupe avec qui en décembre 1926, il s’installe à Pernand-Vergelesses… ». Cette phrase reprise d’André Degaine sera notre point de départ.

            Ce projet au collège Monge deBeaune, proche de Pernand-Vergelesse et de la Maison Jacques Copeau. Le but est de se servir de l’histoire de Copeau et des Copiaus comme d’une base, comme d’un socle, un point de départ… pour que les élèves traversent cette période en découvrant également la pratique théâtrale. Il ne s’agit donc pas de réaliser un documentaire ni une reconstitution historique. L’enjeu est de mêler la grande Histoire avec la petite histoire, de travailler à croiser le réel et le fictionnel, en prenant soin de la réappropriation que cette jeune génération va faire de cette mémoire.

            Les élèves, encadrés par l’intervenant théâtre et leur enseignant, seront amenés à constituer, inventer et interpréter une galerie de personnages issus de l’histoire de Jacques Copeau et de la Maison Jacques Copeau. Ils auront la liberté de se réapproprier et inventer la parole de ces personnages pour leur donner corps et vie dans un travail dont la forme finale sera une déambulation où les spectateurs seront conviés.

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